L’autorité parentale et la sanction

En cette période de polémique sur la question de la fessée, arrêtons-nous sur les aspects psychologiques de la sanction, qui ne doit pas être rendue synonyme de sanction physique.

L’autorité, parentale notamment, n’a de sens que si elle inclut la sanction.

Celle-ci ne doit pour autant pas être une violence ou une cause d’humiliation.

La violence physique est le plus souvent une manifestation d’impuissance.

Il faut être conscient que l’enfant a parfois besoin d’installer un rapport de force avec son environnement familial qui est un moyen pour lui de tester la solidité des limites qui lui ont été posées. Et qu’il va tester le plus loin possible cette résistance.

La gifle ou la fessée sont parfois, dans ce contexte, difficiles à retenir pour le parent qui vit lui aussi des moments ou des périodes plus ou moins faciles. Il faut alors expliquer à l’enfant la raison de ce geste : à la fois le coté insupportable de ses actes ou propos et les sentiments ressentis par le parent.

Si l’amour et le respect règnent de manière stable au sein de la famille, l’enfant ne prendra pas cet acte isolé comme une violence.

Il faut aussi écarter l’idée ou le mythe du parent idéal et perpétuellement zen qui agit comme une pression sourde sur les parents en questionnement permanent.

Les parents ont souvent peur de l’autorité en résonance avec leurs propres peurs ou difficultés :

peur de mal faire, peu d’être trop rigide, peur d’étouffer son enfant, peur d’être trop autoritaire, peur d’être violent, peur de perdre l’amour de son enfant …

Cette réflexion sur soi et sur les causes du défaut d’autorité peut être menée par les parents lors d’un entretien avec un psychologue ou thérapeute spécialisé sur les questions de parentalité ou sur l’enfance.

Cécile BAHIER